Déesses

je me maquille pour ne pas pleurer

Héloïse Desrivières

Durée
1h15
Public
dès 16 ans

Parcours de vie – Résilience – Poésie

Dans sa salle de bain, temple de l’intime, Astrid déballe tout : le corps post-partum, la perte de l’être aimé, la vie de jeune maman solo. Tantôt influenceuse, tantôt sorcière et louve, elle dit les métamorphoses de la femme qui n’est pas qu’une mère. Sur le fil fragile d’une pensée solitaire, elle déploie une parole où fusionnent récit, saillies poétiques et éloges de la beauté pour un rituel nocturne magique de reconquête du corps, du désir et des libertés qui va la conduire de sa baignoire à l’espace sauvage de la forêt. Une dramaturgie plastique, crûe et généreuse qui invite à la fois à l’écoute bienveillante et à l’émancipation. Héloïse Desrivières, artiste associée, dévoile sur le plateau du NTB, son texte puissant et sans détour.

 Texte publié aux éditions Théâtrales.

 Héloïse Desrivières est artiste associée et accompagne le Bureau des Jeunes du NTB.


Durée
1h15
Public
dès 16 ans

Texte, conception et interprétation
Héloïse Desrivières

Costumes
Florence Bertrand

Création sonore
Louise Blancardi

Scénographie
Alix Mercier

Collaboration artistique
Pauline Laidet

Lumières
Éric Soyer

Répétiteur
Matthieu Heydon

Régie générale à la création
Jean-Michel Arbogast

Régie générale et régie lumière en tournée
Elias Farkli

Régie son en tournée
Mélissa Vieille

Production
Delta Bergamote, compagnie d’autrice et le Nouveau Théâtre Besançon, Centre dramatique national

Coproductions
Scènes et Territoires, Quai des rêves, Scène de territoire pour le théâtre Lamballe-Armor

Résidences
Théâtre de la Tête Noire – Scène conventionnée d’intérêt national art et création – Écritures contemporaines, MJC Calonne de Sedan, Château de Monthelon, Théâtre – scène nationale de Mâcon

Avec le soutien de
Fondation Entrée en Scène – Ensatt, Région Bourgogne Franche-Comté au titre de l’Aide à l’écriture, Ville de Dijon, Théâtre Dijon Bourgogne - CDN

La création de cette oeuvre a reçu un accessit du Prix Jeunes Talents Côte d’Or – Création Contemporaine et a bénéficié, à ce titre, d’une aide du Conseil Départemental

CRÉATION 2025

TOURNÉE

11 mars 2027
Théâtre d'Auxerre

Théâtre en Mai
Théâtre Dijon-Bourgogne CDN
(programmation en cours)

L’HISTOIRE ET LA LANGUE

Ce soir-là, Astrid, jeune maman influenceuse et élève infirmière, décide de dévoiler tous ses secrets à ses abonné·e·s. Elle partage sans filtres son quotidien difficile de jeune maman solo après la perte de son compagnon.
Dans une adresse singulière oscillant entre langage cru et onirisme, la littérature s’invente mordante, en prise avec le réel, et à l’intérieur d’un flot de récit jaillit le poème. 
Ce texte aborde de front la maternité et ses bouleversements, la réappropriation du corps, l’acceptation de soi et la reconquête du désir. Une épopée intime qui allie le grotesque au sublime.


UNE PAROLE D’AUTRICE PROCHE DE L’AUTOFICTION

J’ai écrit ce texte pendant mes études à l’ENSATT, alors que j’étais jeune maman, en me raccrochant à la beauté pour trouver un sens à un quotidien fait de couches culottes, de précarité économique et de solitude émotionnelle. Mon premier désir avec ce projet est de défendre mon texte au plateau dans un théâtre de récit, faire entendre mes mots. Je veux jouer des codes de l’autofiction pour offrir au texte la puissance de son intention première, et incarner ce personnage d’Astrid. 


LE PARCOURS D’UNE RENAISSANCE

Avec son corps post-partum et son désir à reconquérir, Astrid se cramponne à la beauté pour survivre. Son parcours se matérialise par la transformation du corps au plateau. Au début du spectacle je suis moulée dans du plastique amincissant. De cette image forte naît la stupeur, en contrepoint de la parole de youtubeuse. La friction de ces deux mondes fait apparaître le rire de l’absurde. Puis, le film plastique se découpe et les peaux mortes tombent pour explorer la chair, entrer dans l’accouchement et assumer le corps qu’on ne montre pas, celui des couches, des vergetures et de la peau flasque. Le corps de l’après-grossesse. Ne pas fuir devant cet anti-canon de beauté. Aller chercher ses possibles derrière son apparente fébrilité. Trouver le désir, moteur de vie.


POUR UN THÉÂTRE TELLURIQUE ET LIBÉRATEUR

Créer un écrin pour les mots. Les faire sonner pour qu’ils réveillent des mondes. Rendre à l’intimité la plus crue ses lettres de noblesse. Activer les corps. Frotter les images contre les phrases. Interroger le regard. Redéfinir la beauté. Passer de l’intime à la prise de
parole publique, de la routine quotidienne à l’impensable, du connu au mystère, de l’espace quotidien au spectaculaire. Jouer physique. Jouer poème. Jouer engagée, défendant la
performativité des mots et des corps. Revendiquer son désir. Allier le sublime au grotesque. Voilà la seule chose qui compte. Le cap de création. Créer des chocs esthétiques.

UNE POLYPHONIE LITTÉRAIRE

Le son, largement réalisé au plateau, fera partie intégrante du dispositif. Le traitement de la voix fera apparaître les “cartouches littéraires” du texte et permettra de voyager dans les différentes voix.
Ligne de force de la deuxième partie, la pulsation sera celle du battement de cœur du bébé. Sur cette crête de vie s’harmoniseront les respirations, les sons concrets et médicaux et le surgissement d’un chœur féminin de chant grégorien.Au cœur d’un dispositif qui mêle l’ASMR, le DJ Set, la pop culture et le chant sacré, des bruits de forêts, des nappes d’étincelles, nous pourrons entrer dans un monde du réalisme magique.


UNE PIÈCE DE NUIT - UN RITUEL DES TEMPS MODERNES

Ce qui m’intéresse, à l’intérieur de cet espace-temps du rituel de salle de bain, c’est que tout est possible. La magie peut advenir. Nous pouvons être tout ce que nous rêvons d’être. Pour y arriver, nous nous accrochons au réel, aux objets, aux discours et le monde se transforme et nous aussi.
Lire en sumérien.
Entre ses produits de beauté qui portent des noms de déesses, Astrid se crée sa propre mythologie résolument contemporaine et ancrée dans la vie. Du crépuscule au point du jour, les frontières se brouillent. L’espace au départ très maîtrisé échappe à l’attendu.
La salle de bain devient forêt. La terre entre en jeu, les bougies s’allument, et la magie opère. Les déesses s’incarnent au milieu des sapins. Astrid construit son propre sacré.


S’EMPARER DE LA BEAUTÉ ET DE SES REPRÉSENTATIONS

Travailler le costume comme ligne directrice de la mise en scène au plateau permet
d’interroger notre conception de la beauté. Voyager dans l’histoire des représentations. Réinventer la figure de Vénus. Incorporer les représentations extérieures. Apprivoiser et reconstruire pour laisser surgir l’insoupçonnable. Laisser disparaitre totalement l’influence numérique, au profit de l’émergence d’une forme authentique de divinité. Se vêtir d’un
peignoir de coquillages, d’une armure et d’une robe de gala en moules. Faire de son désir une manière d’appréhender le monde. 
Astrid monte ainsi, fière, jusqu’en haut des causses pour révéler son désir, pour inviter ce toi-qui-a-ce-montrueux-je-ne-sais-quoi-dans-les-yeux, à l’accompagner, parce qu’on est mieux à plusieurs pour faire de la beauté.

Héloïse Desrivières

DÉESSES, CONSTELLATION ARTISTIQUE

Dans le parcours d’autrice-créatrice d’Héloïse Desrivières, le texte prend vie progressivement. L’écriture se confronte, s’adresse dans des échelles diverses avant d’émerger au
plateau.

LE TEXTE - PRIX ET SÉLECTION

Finaliste du Grand Prix de littérature dramatique / septembre 2024
Sélection du Bureau des Lecteurs de la Comédie Française / juin 2024 
Sélection du Prix de la Librairie Théâtrale / mai 2024
Sélection du Comité de Lecture de la Chartreuse - Centre National des Dramaturgies / oct 2023
Sélection du Comité de Lecture de Culture Commune - scène nationale du bassin minier / juin 2023
Sélection du Comité de Lecture du Théâtre de Poche de Genève / 2022
Sélection Les Lundis en Coulisses, TNG Lyon / 2022
Coup de cœur 2021 du Comité de lecture du Théâtre de la Tête Noire - scène conventionnée pour
l’écriture contemporaine / 2022
Sélection AAFA 2021, Osez Les Autrices / 2021
Sélection La Pépinière Théâtre / 2021
Sélection ALT Saison #5 / 2020


LE LIVRE - ÉDITION

Éditions Théâtrales / mars 2023 soutenue par le CNL et l’ENSATT
La Récolte, Passage(s) / juillet 2022 édition d’extraits augmentée d’une préface de Claudine Galea et d’un entretien avec Lorraine Wiss
ALT / janvier 2021 micro édition illustrée


LECTURES AU PUPITRE ET EN MUSÉE

Création au pupitre pour le Festival FLIRT / Théâtre de la Cité Internationale / 2021
Création au pupitre au Louvre Lens / mars 2023
Diffusion : 43 dates depuis la création


LA RECHERCHE ARTISTIQUE - EXPLORER AU PLATEAU

ENSATT, MJC Calonne de Sedan - Jeunes Estivants Grand Est, Château de Monthelon,
Le Théâtre - Scène nationale de Mâcon


LES RENDEZ-VOUS DE SALLE DE BAIN - ENTRESORT

En partenariat avec le Théâtre du Train Bleu, Avignon, du 1 au 20 juillet 2024
En recherche de partenaires de production et de diffusion pour la création du spectacle, nous invitons des professionnels à un cycle de rencontres privilégiées (en appartement, pour 3 personnes à la fois) durant le Festival d’Avignon, pour découvrir quelques extraits du texte et des premiers matériaux de recherche.

Entresort : l’un sort, l’autre entre. Et découvre le monstre. 
Comme sous la tente des forains d’un autre temps !

Extrait 1

Mes fleurs, le wrap est un moment très spécial :
c’est là que se déploie toute ma créativité.
C’est mon rituel des temps modernes.
Mon moment secret.
Pendant un peu plus d’une heure le temps s’arrête
et je plonge à l’intérieur,
je fais le point,
je lâche,
je me détends,
je me souviens.

Tenez par exemple,
souvent
je me rappelle le jour de ma rentrée en école
d’infirmière.

Il y a deux ans et trois mois.
Le réveil sonne.
Il est 5 h 30 du matin.
Je suis épuisée, exténuée même.
Vivi a quinze jours et, ce jour-là, c’est la rentrée.

Je sais très bien ce que vous allez dire…
—on ne reprend pas une activité
deux semaines après un accouchement

Mais je vous arrête tout de suite…
—qu’est-ce que j’y peux moi si
en France
le congé maternité pour les étudiantes
ça n’existe pas
est-ce que j’aurais dû arrêter d’apprendre
juste parce que je suis maman
est-ce que j’aurais dû faire un travail aliénant
sous prétexte que je suis précaire
et tant qu’on y est
quels sont les choix qu’il reste
à une maman solo étudiante
pour faire bouillir la marmite
et garder l’espoir d’un avenir meilleur
comme ça
à chaude bouillante
on peut essayer de faire la liste des activités
rémunératrices
combinables avec des études
et une vie de maman solo
mentir et ne pas déclarer ses études pour toucher le revenu minimum
sous-louer son lieu de vie
se prostituer
trouver un vieux moche riche qui t’entretient
faire du chantage affectif à un parent lointain qui
aurait hérité
hacker un système bancaire
voler la petite voisine du rez-de-chaussée en lui
portant ses courses
devenir gardienne de nuit dans un hôtel et planquer son enfant dans un sac de sport

Moi pour survivre pendant mes études d’infirmière,
j’ai choisi de devenir une influenceuse numérique de haute volée.

Donc, je reprends les fleurs
il est 5 h 30 du matin
et c’est la rentrée.

Ma vie est formidable et désespérante,
si simple et si compliquée.

Je nage dans l’amour ncommensurable,
l’urine et la gerbe.

Je me mets à pleurer.
J’éteins mon réveil.
Je me lève.
Je touche mon ventre.
J’ai un haut-le-cœur.
Ma peau déborde et pendouille.
Je tire dessus.
On dirait un élastique de vieille culotte complètement usé.

Je plie mes bourrelets les uns sur les autres
et j’enfile
par-dessus
une couche que j’ai achetée au rayon gériatrie
et une culotte ultra-gainante.

Vous savez les fleurs, quand j’ai appris
qu’un des canons majeurs de l’histoire de la beauté
c’était
la jeune mère au nourrisson,
je me suis dit que par mon expérience personnelle
j’avais découvert la preuve formelle
de notre incapacité collective à nous regarder dans
le miroir.

Extrait 2

J’allume la radio.
Je tombe sur une émission sur des
kinésithérapeutes
qui vont faire des massages à des personnes en
précarité sociale,
à des gens que personne ne touche jamais
que je me sens
immonde, répugnante, affreuse
et je me fais chauffer
une poêlée de nuggets.

est-ce que je suis belle

Je pose la question
simplement
parce que c’est le cœur du problème.

est-ce que je suis encore belle

Pour répondre à cette question,
on se doit d’avoir une vision d’ensemble 
objective,
d’être au clair sur le sens des mots.
Aussi, je vous propose qu’on reprenne 
au b.a.-ba
et qu’on creuse la notion.

qu’est-ce que le beau

qu’est-ce que la beauté

on peut poser une définition.
Je vous propose qu’on dise…

le beau est ce qui fait éprouver une émotion
esthétique

Ici je paraphrase Malraux.
On se souvient toutes que c’est sur cette notion
qu’on a construit le ministère de la Culture,
sur cette notion du choc esthétique.
1959, André Malraux
discours d’inauguration de la maison de la culture de Bourges…

mesdames messieurs
l’art est le seul rempart à la mort
pour que l’humanité survive
il faut qu’il y ait une rencontre
entre les spectateur·rices

Ça ce n’est pas Malraux, c’est moi qui le dis.

et l’œuvre
une rencontre assez forte
pour qu’un dialogue intime se mette en place
oui
mesdames messieurs
l’art doit donner aux spectateur·rices
la force la joie et le désir de ne pas succomber à la mort

Le fameux choc esthétique
cette beauté qui nous permet de supporter 
la vie.
Maintenant qu’on a posé ça, on peut reformuler la question initiale et

est-ce que je suis belle

devient

est-ce que je provoque une émotion esthétique

est-ce que là en me regardant vous éprouvez une
émotion esthétique

est-ce que j’ai ce je-ne-sais-quoi indéfinissable qui
ébranle les cœurs

est-ce que je t’échappe à ta réalité

est-ce que je crée une sensation

est-ce que je cause un tremblement intérieur

est-ce que la laideur aussi provoque un choc
esthétique

j’ai trop de cul

est-ce que j’ai pris trop de cul

Extrait 3

la louve aux cornes de brume est sortie
elle est là
les yeux bien ouverts

la louve met sa blouse aux boutons nacrés
elle a le pouvoir de métamorphoser
avec ses poudres crèmes baumes et onguents
ses crayons et fards pour paupières en mouvement
elle s’empare des miettes sociales et pratique
le sublime le pigment le champ magnétique
elle arque ses sourcils intérieur extérieur
la louve pense ligne structuration mise en valeur

elle applique au menton teint mat teint terreux
elle enlumine elle blushe elle poudre-de-soleil
elle manipule ses joues teint frais teint radieux
ses yeux dans leur plus vertigineux éveil
dernier grand rituel de haute précision
la louve s’engouffre dans les mystères pudiques
elle enchaîne méthodique régulière ludique
petits mouvements et profondes transformations

la louve se lève c’est le moment de libérer
le suc la sève elle va surgir la beauté

la louve montre les dents et attrape ses pinceaux
son sourire fauve se délivre dans les biseaux
elle mascara elle poudre-de-soie elle volume-optimal
elle hypnotise à la racine elle éclate libérale
brosse ronde boule recourbée à picots allongée
effet volume effet faux-cils effet cils démultipliés
la louve réveille attise excite son regard
elle a le désir puissamment rempli d’espoir
la louve se lève c’est le moment de libérer

elle remonte ses cheveux avec des broches pastel
elle ombre elle louange elle glosse elle éclaire
elle galbe plaisir sucré passion laquée luxure légère
elle colore sa bouche rose rouge cuivré abricot
brun terre de sienne orangé violet bordeaux
de tout ce qui l’encombrait la louve fait des ravages
elle couleur-complémentaire elle paillette-carnage

la louve se lève c’est le moment de libérer
le suc la sève elle va surgir la beauté
au point du jour
la louve aux cornes de brume creuse un trou
elle enterre sa torpeur
et la recouvre de nuit

au point du jour
la louve aux cornes de brume est parée elle est prête
elle a provoqué la vie

qu’advienne ce qui doit advenir
ahou ahou ahou

je suis la louve aux cornes de brume
je retourne en haut des causses
me faire caresser par le parfum du vent

mes chevilles se déroulent
mes hanches se balancent
je frotte mon museau dans la boue du ruisseau endormi

ma colonne s’allonge
la fraîcheur de la rosée s’évapore au contact de ma peau

j’arpente j’escalade je gravis
la montagne sauvage
pour saluer l’aurore à la cime

je passe le dernier arbre de la montagne
ma cadence s’accélère dans le chaos minéral
la steppe éclate de bruyères

le ciel se dégrade de bas en haut
des couleurs du feu à celles de l’eau

je suis la louve aux cornes de brume
mon regard se dresse
ma voix brille

je suis venue pour te dire
à toi
oui à toi
que je suis prête
pour le shot de sublime en intraoculaire

je suis venue pour te rencontrer
toi que je ne connais pas encore
toi-qui-as-ce-monstrueux-je-ne-sais-quoi qui me fera
déraper

« De l’utérus au sacré, ou comment recréer une mythologie le temps d’un tutoriel beauté dans sa salle de bains. Une pièce déroutante, alternant trivialité, intimité féminine et poésie pour une mise en tension onirique qui percute le lecteur. Un vrai beau voyage intime et troublant. »

Le Matricule des Anges - Laurence Cazaux


« La pièce est le récit clownesque et profond d’une renaissance. C’est drôle et magique ! »

toutelaculture.com - David Rofé-Sarfati


« Il y a cette écriture, violente et douce à la fois, tout à fait intéressante, pas très loin de Virginie Despentes. Bref, une sorte de conte de notre époque, portée par une jeune artiste qui a encore bien des choses à dire sur un plateau. »

Théâtre du blog - Philippe du Vignal

« (…) la pièce d’Héloïse Desrivières dialogue, déplace, réactive sous la forme d’une confession de youtubeuse des enjeux propres au texte de Woolf* »
* Une chambre à soi

« (…) on assiste ainsi à un singulier auto beauté et minceur, un auto qui va déraper, prendre des chemins de traverse, fuir le vernis contraignant des réseaux sociaux et exposer la solitude, la précarité, les difficultés »

« (…) en s’éloignant d’un réalisme trop corsetant, le personnage incarné par Héloïse Desrivières s’échappe littéralement. De sa salle de bains, de ses complexes, de ses entraves pour devenir louve et trouver, enfin, une forme de beauté qui la porte »

NOVO - Caroline Châtelet

HÉLOÏSE DESRIVIÈRES

Héloïse est écrivaine et metteuse en scène basée en Bourgogne Franche-Comté. Après un Master de Littérature Comparée à la Sorbonne-Nouvelle,  elle intègre le département d’écriture dramatique de l’ENSATT (2017-2020).

Pour le théâtre, elle écrit :
- Déesses, je me maquille pour ne pas pleurer : sélection ALT, coup de cœur du Théâtre de la Tête Noire, sélection AAFA, sélection La Pépinière Théâtre, La Récole #4, Poche / Genève, sélection La Chartreuse, sélection Bureau des Lecteurs de la Comédie Française, finaliste Prix de la Librairie Théâtrale, finaliste Grand Prix de Littérature Dramatique d’Artcena, publié aux éditions Théâtrales en 2023.
- Zigzag, écrit en espagnol et édité en Espagne en décembre 2024.
- Qui a dit qu’il fallait être sage ? Anti-manuel de littérature contemporaine, publié aux éditions Théâtrales en février 2025, collection jeunesse, créé aux Scènes du Jura - scène nationale et à Am Stram Gram - scène jeunesse de Genève
- Le guide rouge et la tendresse du gibier : sélection Prix Célest’1, sélection Autre Chose est Possible 2022, lauréat Comité du Festival de Théâtre Mondial de la Marionnette 2022, sélection Bureau des Lecteurs de la Comédie Française
- Les Étincelles : ensemble de 9 textes pour le jeune et très jeune public, résidence Abbaye de Saint-Riquier, bourse Création en Cours Ateliers Médicis, résidence à la Minoterie et au Grand Bleu - scènes conventionnées d’intérêt national Art, enfance et jeunesse
- Fierté : Prix Jean Guerrin 2021, sélection Jeunes textes en liberté, à destination des jeunes à partir de 15 ans
- Arthur et Bérénice sont insomniaques : sélection Les Didascalies du Monde, Bénin, prix Sudcréa.

Héloïse dirige Delta Bergamote – compagnie d’autrice, et revendique la direction artistique de sa compagnie de spectacle vivant, en tant qu’autrice. Elle conçoit des projets scéniques de manière baroque et joyeuse, dans un engagement radical auprès du vivant. Héloïse est ainsi associée à différentes maisons de théâtre pour développer à travers ses créations une poétique de la rencontre. Elle l’est actuellement au Nouveau Théâtre Besançon, Centre dramatique national et au Tas de Sable, Centre national de la Marionnette des Hauts-de-France. Héloïse est membre de PLAJe, Plateforme Jeune Public de Bourgogne Franche-Comté et orchestre le groupe autour des écritures dramatiques contemporaines à destination de la jeunesse. 

PAULINE LAIDET

Pauline Laidet est metteuse en scène, comédienne, autrice et chorégraphe. Elle se forme à l’école de La Comédie de Saint-Étienne, puis travaille comme interprète avec -entre autres- les metteur.se.s en scène Anne-Laure Liégeois, François Rancillac, Emilie Leroux, Laurent Brethome, Riad Gahmi, et avec les chorégraphes Denis Plassard et Mathieu Heyraud. Titulaire d’un Master 2 et du Diplôme d’État d’enseignement du théâtre, elle intervient régulièrement dans différents établissements scolaires, au Conservatoire de Lyon et à l’Ecole Art en scène de Lyon. En 2023, elle intervient aussi à l’École de la Comédie de Saint-Étienne et en 2024 à l’ESAD – École supérieure d’Art Dramatique de Paris. En 2021, elle suit également une formation auprès de la Fondation Royaumont sur l’écriture chorégraphique. En tant que metteuse en scène, elle crée en 2011 Jackie, un monologue d’Elfriede Jelinek. En 2014, elle crée sa propre Cie La seconde Tigre et donne dans ses spectacles une place essentielle à l’écriture visuelle et physique au service d’une narration théâtrale. En 2016 elle met en scène FLEISCH, une libre adaptation de « On achève bien les chevaux ». En 2018, elle commence sa collaboration avec l’autrice Myriam Boudenia dont elle monte deux textes : Souterrain, qu’elle crée à La Comédie de Valence, puis en 2019 Héloïse ou la rage du réel qui se crée au Théâtre Dijon-Bourgogne. De 2018 à 2020, elle est artiste en résidence au Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon et réalise le projet participatif Dissidence réunissant une centaine d’amateurs. En 2019, elle met en scène avec la Maîtrise de l’Opéra de Lyon : Les Enfants du Levant, un opéra d’Isabelle Aboulker à La Renaissance, théâtre d’Oullins. De 2022 à 2025, elle est artiste associée à la Comédie de Saint-Étienne. Elle y crée La Nuit labyrinthe, un spectacle jeune public itinérant. Elle co-met en scène avec Benoît Lambert Colèriennes, colèriens, une création partagée avec une classe de collège. Cette même année, elle met en scène les élèves de deuxième années de l’école de la Comédie de Saint-Étienne dans une variation autour du Sacre du Printemps. En 2023/2024, elle crée Où nul ne nous attend, une écriture de plateau inspirée du roman de Virginia Woolf : Les Vagues. Elle est aussi chorégraphe auprès d’autres metteurs en scène : Gilles Granouillet, Baptiste Guiton, Gilles Chabrier et Muriel Coadou.


ALIX MERCIER

Après 15 années de théâtre sur scène comme interprète, Alix se forme à la scénographie à l’ENSATT où elle obtient un master en 2018. Depuis, elle conçoit les scénographies de Poule Mouillée de Fabio Marra mise en scène Elisa Falconi 2019), On en est là de Jérémy Manesse mise en scène Odile Huleux, 20 000 bulles sous les mers d’Eva Dumont et Serge Alaya en 2020, Quichotte d’après Cervantès mise en scène Amandine Du Rivau (2022), Maison Close d’Agnès Chamak et Odile Huleux (2023), Chachacha de Gustavo de Araujo (2025), Le Pire premier rencard de l’histoire de Jeremy Manesse mis en scène Ludivine de Chastenet (2025), Je serai une adulte sauvage de Cécile Geindre (2025). Elle collabore régulièrement avec l’écrivaine Héloïse Desrivières Étincelles d’été en 2021, Mourir sur scène, Sublimes, Un petit quelque chose en 2023 ou DÉESSES je me maquille pour ne pas pleurer (2025), le Collectif BAL - La Mer de Poséidon en Caddie de Vhan Dombo (2022) et Hyper U de Gilles Ostrowsky d’après Florence Aubenas (2024) tous deux mis en scène par Audrey Bertrandet, le metteur en scène Benjamin Lazar - l’Histoire du Soldat de Stravinsky et Ramuz (2023), Petits contes du Diable d’après Leonora Carrington (2024) et le projet binaural Entremondes depuis 2022. Alix porte également les projets de la cie Implicite : Ariane/ Barbe-Bleue d’après Maeterlinck (création 2023) et le podcast Faut-il désobéir (pour être un héros)? (2022)

ERIC SOYER

Éric Soyer débute en 1997, une collaboration avec l’écrivain, metteur en scène Joel Pommerat qui se poursuit aujourd’hui autour de la création d’un répertoire de vingt spectacles de la compagnie Louis Brouillard et de quatre opéras contemporains. Il partage les processus d’écriture scéniques avec différents créateurs, metteurs en scène et chorégraphes dont Théo Mercier, Thierry Thieu Niang, Nacera Belaza, Sulayman Al Bassam, Maud Le Pladec, Eric Oberdorff, Philippe Saire, Amir Reza Koohestani, Jean Paul Gaultier, Zhao Miao, Phia Ménard, Joss De Paw, Damon Albarn, Safy Nebbou, Juliette Binoche, Jacques Gamblin, Raphaelle Delaunay, Lambert Wilson et Angelin Preljocaj dont ce sera la huitième collaboration avec la création des éclairages d’Atys de Lully au Grand Théâtre de Genève en 2022. Son activité s’élargit aussi à la musique électro avec la chanteuse française Jeanne Added et le chanteur Malik Djoudi et à l’opéra contemporain avec différents compositeurs comme Oscar Strasnoy, Oscar Bianchi, Daan Jansen, Dominique Pauwels, Philippes Boesmans, Ondrej Adamek, Alexandre Desplat et Francesco Filidéi pour le Festival d’Aix-en-Provence, le Théâtre de la Monnaie, l’Opéra Comique, le Théâtre du Châtelet. Il accompagne les créations plateau d’Héloïse Desrivières en lumières. Il reçoit un Molière pour Cendrillon de Pommerat en 2018, le Prix de la critique journalistique française pour son travail en 2008 et en 2012 et le Prix de la scénographie au festival de Carthage en 2020.


LOUISE BLANCARDI

Créatrice sonore et Régisseuse son formée en classe préparatoire PTSI et à l’ENSATT, Louise Blancardi travaille en France avec les Cies de théâtre : La Ligne, le théâtre d’Anoukis, Le collectif Gwen, Second Mouse, Demain dès l’aube, LC, le Théâtre Irrationnel, le Théâtre de Léthé. Et à l’international avec Sulayman Al-Bassam (Koweït), Emilienne Flragothier (Belgique), la Cie Lamp&Pencil (Londres, UK). En 2018-2019, elle a travaillé au Fringe Festival  (Edinburgh, Ecosse).


FLORENCE BERTRAND

Florence démarre son parcours de couture par un BTS Métiers de la Mode et du Vêtement à Dijon. Elle intègre ensuite l’ENSATT en Réalisation et Régie de Production, puis en Coupe, puis en DEETC pour se spécialiser dans le costume de scène. Elle perfectionne sa technique dans les ateliers Caraco à Paris et l’atelier Cornejo de Madrid. Au théâtre, elle assiste Charly Bellanger sur la pièce Grenouille, mise en scène par Hélène Jacquel. Elle collabore avec Héloïse Desrivières sur ses différents projets et réalise notamment la robe en moules en échos au texte DÉESSES je ma maquille pour ne pas pleurer. À partir de 2020, elle officie majoritairement sur des projets pour le cinéma et la télévision. Elle a travaillé sur Sentinelle Sud de Mathieu Gérault, Un beau matin de Mia Hansen Love, Anatomie d’une chute de Justine Triet, Le Roman de Jim de Arnaud et Jean-Marie Larrieu, sur les deux parties de Kaamelott : Deuxième Volet d’Alexandre Astier, ainsi que sur la série Tout Pour Agnès pour France Télévisions et sur plusieurs saisons d’Emily in Paris pour Netflix. Depuis 2021, elle s’intéresse aussi aux enjeux de la création costume pour le mouvement et assiste Gabrielle Marty sur la création du spectacle Future Now de Yuval Pick pour le CCN de Rillieux la Pape.

4 personnes en tournée
- 1 interprète
- 2 techniciens
- 1 collaborateur ou 1 administratrice de tournée

Dimensions
6m x 6m x 5m (larg. x prof. x h.)

Montage à J-1 avec prémontage
(4 services de montage) – Transport décor 12m3.

Charles Mesnier
Directeur adjoint
charles.mesnier@ntbesancon.fr
+33 (0)6 63 79 34 58

Justine Noirot
Administratrice de production et de diffusion 
justine.noirot@ntbesancon.fr
+33 (0)3 70 72 02 44