L'Arbre à sang
Angus Cerini
Tommy Milliot
- Durée
- 1h
- Public
- dès 14 ans
Comédie noire — Fable — jubilatoire
Une mère et ses deux filles mettent fin à des années de terreur en abattant le mari et père d’un coup de carabine. Il ne reste plus qu’un corps — et des preuves — à faire disparaître.
Le récit grinçant de cette libération oscille entre tragédie et comédie noire, porté par une langue rythmée et mordante. Un décor en bois suggère l'aridité de la nature environnante, tandis que Tommy Milliot maintient une intimité vibrante entre le public et les trois interprètes. Chaque mot, chaque silence des trois femmes résonne avec force.
- Durée
- 1h
- Public
- dès 14 ans
Texte
Angus Cerini
Traduit de l’anglais par
Dominique Hollier
Mise en scène, scénographie et costumes
Tommy Milliot
Avec
Dominique Hollier, Lena Garrel et Aude Rouanet
Assistant mise en scène
Matthieu Heydon
Création lumière
Nicolas Marie
Création son
Vanessa court
Régie générale
Romuald Boissenin
Production
Nouveau Théâtre Besançon Centre dramatique national
Tommy Milliot est artiste associé du CENTQUATRE-PARIS. L’Arbre à sang a reçu le soutien à la traduction de la Maison Antoine Vitez.
The Bleeding Tree a été produit pour la première fois par la Griffin Theatre Company, le 7 août 2015 au SBW Stables Theatre, Sydney, Australie, dans une mise en scène de Lee Lewis, une scénographie de Renée Mulder, des éclairages de Verity Hampson et une musique de Steve Toulmin. La distribution était composée de Paula Arundell, Airlie Dodds, Shari Sebbens.
Une mère et ses deux filles mettent fin à des années de terreur en abattant le mari et père d’un coup de carabine. Il ne reste plus qu’un corps — et des preuves — à faire disparaître.
Le récit grinçant de cette libération oscille entre tragédie et comédie noire, porté par une langue rythmée et mordante. Un décor en bois suggère l’aridité de la nature environnante, tandis que Tommy Milliot maintient une intimité vibrante entre le public et les trois interprètes. Chaque mot, chaque silence des trois femmes résonne avec force.
Angus Cerini nous livre une fable haletante, un regard sans pitié sur le laissez‑faire des violences intra-familiales, un conte qui renoue avec le mythe, dans une langue extrêmement rythmée, langue brutale, rurale, hachée, concise, puissante, parfois malmenée, une sorte de « poésie rurale » des rimes, des allitérations, des assonances, quelque chose qui parfois confine au slam, mais pour s’en éloigner aussitôt, un souffle, des images…
Entretien
Angus Cerini, auteur australien
« J’ai beaucoup écrit sur la violence masculine »
Comment est née l’envie d’écrire ce texte ?
A.C.
J’ai beaucoup écrit sur la violence masculine, la plupart de mes textes en parle. Un collègue avait un projet autour des cicatrices portées par les femmes. Il m’a demandé de contribuer et j’ai eu l’idée d’un texte pour trois actrices, une mère et ses deux filles. Je me suis tout d’abord posé la question « Quel est le pire qu’on puisse accomplir ». Et j’ai mis les trois personnages dans la situation d’avoir tué quelqu’un. Puis je me suis demandé qui elles pourraient avoir tué, qui méritait de mourir. Et j’ai pensé qu’un père et mari agresseur sexuel méritait de mourir. C’est comme ça que la pièce a démarré.
Ensuite, il s agissait d’aider ces trois femmes à s'en tirer, je voulais qu'elles s'en sortent, qu’elles ne se fassent pas prendre. Je voulais parler de la violence des hommes que les femmes subissent et de comment nous, en tant que société nous restons là sans intervenir.
En Australie, il y a un genre théâtral ou disons un courant littéraire qui se passe dans le bush, des textes faits de violence, d’outrance, de brutalité. Il y a par exemple Wake in fright de Kenneth Cook (le livre puis le film), Mad Max ou bien encore la musique de Nick Cave. Courant qu’on pourrait appeler le grotesque noir. L’Australie, c’est violent. Est-ce à cause de la manière dont le pays s’est formé à travers des massacres, des génocides En déménageant dans le bush il y a quelques années, j’ai constaté cette violence, une violence permanente. Il y a par exemple une quantité d’animaux morts tués sur la route, mais aussi les incendies, les tempêtes de poussière, les abris qui tombent. C’est un peu ça que je cherchais et que j’ai essayé de faire.
Quelles sont les principales difficultés rencontrées au cours de l’écriture ?
A.C.
J’ai écrit la pièce très rapidement, l’histoire est assez simple en fait les trois femmes tuent quelqu’un et reçoivent trois visites. Mon problème, d’ordre pragmatique, c’était que les trois visiteurs fassent ou non la même chose. Je me suis beaucoup demandé si cela n’était pas trop prévisible, répétitif. C’est avec la construction que j’ai eu du mal… L’écriture aussi a été très difficile, j’ai tout écrit très rapidement, voilà, c’était écrit, mais ensuite j’ai passé deux ans à tenter d’améliorer. Ça a fini par se faire, mais ça aurait pu capoter à un moment donné. Finalement, non.
Entretien
Dominique Hollier, traductrice
« À part shakespeare, L’Arbre à sang est peut être le texte le plus difficile que j’ai eu à traduire »
Quels sont pour vous les traits dominants de l’œuvre d’Angus Cerini
D.H.
Dans les textes que j’ai pu lire de lui, Angus Cerini met sa recherche formelle au service de sujets très sombres. Dans L’Arbre à sang il s’agit de violence domestique. Trois femmes une mère et ses deux filles Ida et Ada d’une région reculée d’Australie tuent leur mari et père qui les malmenait. Elles cherchent à se débarrasser du cadavre, ce à quoi les aident les voisins qui leur rendent visite tout en feignant d’ignorer leur crime. Quant à Wonnangatta elle relate l’histoire vraie d’un double meurtre non élucidé au XIXe siècle. Souvent ancrées dans l’Australie profonde, ses pièces sont pour certaines trop riches en références culturelles locales pour supporter la traduction. Ce n’est pas le cas de L’Arbre à sang le langage très imagé de ses personnages est de ceux qui peuvent passer toutes les frontières.
Ce langage semble pourtant emprunter beaucoup au parler paysan des campagnes australiennes ?
D.H.
On trouve en effet dans la langue de ces trois personnages quelques australianismes et quelques références à une culture locale difficilement traduisibles, mais ils n’empêchent pas la sensation d’universel qui se dégage du texte. Peu importe par exemple qu’on ne comprenne pas pourquoi la mère parle d’une « panthère noire aperçue dans les collines des fois, jamais prouvé » au début du texte. Mes recherches m’ont appris qu’il y avait en Australie de nombreux signalements de ces félins, pourtant absents de la faune locale. Idem pour l’allusion à « une chose au fond du lac » peu importe que l’on comprenne ou non qu’il est question du monstre du Loch Ness. Le sens, dans ce texte, vient en grande partie de la musique des mots. Aussi organique qu’intellectuelle, son écriture m’a passionnée.
Quelles difficultés principales vous a t elle causé ?
D.H.
Je dirais qu’à part Shakespeare, L’Arbre à sang est peut être le texte le plus difficile que j’ai eu à traduire. Mes collègues du comité de lecture pour Australia Now ont bien perçu cette difficulté et ont préféré ne pas s’y atteler. Pour ma part j’ai tout de suite été excité par le défi. Chaque phrase suscite son lot de questions, à commencer par la première « Avec une balle dans le cou, ta tête de crétin a l’air bien mieux qu’avant ». L’auteur utilise dans cette phrase le mot « trou ». Outre le fait qu’un « trou de balle dans le cou », ce n’est pas possible en français, laisser ce substantif causait un problème de rythme. Mais d’un autre côté, ce « trou » revient à plusieurs reprises dans le texte. J’ai mis pas moins de deux semaines à me décider. J’ai à chaque fois fait mes choix en fonction de cette règle que je me suis fixé ne pas faire une traduction explicative mais faire en sorte que ce ne soit pas non plus tout à fait abscons. Pour la première fois de ma vie, j’ai éprouvé le besoin de prendre un cahier pour consigner tous les problèmes que je rencontrais.
Vous êtes née au Québec. Voyez vous des similitudes entre le joual et la langue d’Angus Cerini ?
D.H.
Si la grammaire d’Angus Cerini est particulière, malmenée, elle ne l’est pas au point de donner naissance à une langue inventée. Sans doute personne ne parle-t-il tout à fait comme les protagonistes de L’Arbre à sang dans le réel, mais ce serait tout à fait possible. Cette langue très travaillée est réaliste, et il faut la traiter comme telle. Elle comporte de la rudesse, de la ruralité, qui ne doit surtout pas passer pour de la bêtise chez celles qui la parlent. C’était là un autre grand danger de cette traduction. Les personnages de la pièce sont très intelligents, ils analysent sans cesse leurs gestes et leurs conséquences. Ils sont simplement un peu taiseux, sauf les deux sœurs lorsqu’elles se retrouvent ensemble et la mère quand elle est seule.
Propos recueillis en 2021 par Anaïs Heluin pour « Temporairement contemporain »
ADA — Toc toc tac a tac clac
IDA. — Nom de Dieu qu’est ce que c’est que ça
M’MAN. — On frappe à la porte, voilà ce que c’est que ça.
IDA. — Frappe à la porte.
M’MAN. — Frappe à la porte.
ADA. — Frappe.
IDA. — Chiotte.
ADA. — Merde.
M’MAN. — Qui c’est qui frappe
ADA. — Merde.
M’MAN. — Vite.
IDA. — Qui c’est qui frappe à la porte
ADA. — Merde.
IDA. — Chiotte.
ADA. — Fuck.
M’MAN. — Vite on le met derrière le machin.
IDA. — Vite on le traîne, nettoie derrière lui.
« Tommy Milliot a réuni trois interprètes remarquables. A commencer par Dominique Hollier,
comédienne sensible que l’on a connue auprès de Laurent Terzieff. Elle porte la musicalité heurtée de sa partition; elle est impressionnante. Elle est
encadrée de deux actrices qui se ressemblent par la grâce et par la détermination, deux filles parfois ricanantes qui laissent sourdre le poids des souffrances subies avec un père très méchant ogre (…) Un spectacle uppercut, une révélation.»
Marianne – Armelle Héliot,
le 28 septembre 2023
« Une ferme isolée où une mère et ses deux filles viennent de mettre fin à leur calvaire
en tuant leur mari et père… Mais comment se débarrasser du corps ? La comédie noire
de l’Australien Angus Cerini s’amuse d’une vague dédiée à la « poésie rurale ».
Cette fable haletante est à découvrir en immersion (…) dans un dispositif tri-frontal. »
Les inrocks – Patrick Sound,
le 8 septembre 2023
« Rentrée scènes 2023 : les 20 spectacles à ne pas manquer ! »
« Appuyé sur la brillante traduction de Dominique Hollier, le metteur en scène réussit, en apprivoisant les difficultés techniques inhérentes à l’écriture, à rendre le texte limpide, sensible à l’extrême. Il réalise sans avoir l’air d’y toucher, un autre tour de force, celui d’orchestrer cette conjugaison du macabre et du cocasse portée à son comble par l’auteur (…) les trois actrices Dominique Hollier (la mère), Lena Garrel et Aude Rouanet (les filles), placée dans un espace scénique tri-
frontal qui les expose sous toutes les coutures, installées sur de simples chaises d’écolier, alignées face au public, habillées de façon évocatrice pour favoriser le déploiement concret de l’imaginaire d’une ferme, à peine soutenues par un subtil
jeu de lumières, donnent corps à cette fable magnifique et terrible dans une
économie de gestes parfaitement chorégraphiés. »
La terrasse – Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens,
le 28 septembre 2023
« … elles viennent de massacrer le père. Un alcoolique violent, incestueux »
« Avec outrance, les comédiennes deviennent mythiques harpies »
« (…) Tommy Milliot a le goût des écritures différentes. Elliptiques, énigmatiques, âpres, saignantes en bouche, chargées de matière. Il a trouvé chez l’Australien Angus Cerini
le compère idéal, dont il monte ici la pièce avec une simplicité féroce (…) poésie noire
et brute (…) où le crime domestique se conjugue avec une extase sauvage »
Télérama – Fabienne Pascaud,
le 31 janvier 2024
Angus Cerini, auteur
Angus Cerini est auteur, performer, homme de théâtre. Ses pièces ont été montées par Sydney Theatre Company, Melbourne Theatre Company, Griffin Theatre Company, Malthouse Theatre, Arena Theatre Company, ainsi que sur de nombreuses scènes indépendantes. Sa dernière pièce Wonnangatta, créée en octobre 2020 au Sydney Theatre Company avec Wayne Blair et Hugo Weaving a été accueillie par un public et une presse unanime. Angus Cerini a reçu de nombreux prix le Victorian Premier’s Literary Award, le NSW Premier’s Literary Award, le Helpmann Award; dans la catégorie meilleure pièce: le AWGIE Award, et Sydney Theatre, plusieurs Green Room Awards, le Patrick White Playwrights’ Award, le Griffin Play Prize, le David Williamson Prize et RE Ross Trust Awards, ainsi que de multiples nominations. Il a écrit de nombreuses pièces, notamment : Wonnangatta, The Bleeding Tree, Resplendence, Fuck This Love, The Curling Ribbon, Save For Crying. The Bleeding Tree a été récompensée par un AWGIE Award de la meilleure pièce, le Helpmann Award de la meilleure pièce, plusieurs Green Room Awards dont meilleure pièce, le Sydney Theatre Award de la meilleure pièce, le NSW Premier’s Literary Award for Drama, ainsi que le Griffin Award et le David Williamson Prize, et la première création de la pièce par le Griffin Theatre Company a remporté trois Helpmann Awards et quatre Green Room Awards. Le spectacle a été remonté par le Sydney Theatre Company, avant de se jouer à Canberra et Melbourne avec un grand succès critique et public. Save For Crying, qu’Angus a écrit et monté à La Mama Theatre, a reçu plusieurs Green Room Awards, y compris celui de la meilleure nouvelle pièce australienne. Sa pièce Resplendance a fait l’objet de plusieurs nominations au Green Room Awards, et a remporté le Victorian Premier’s Literary Award for Drama. Angus crée des projets théâtraux avec sa compagnie Doubletap, qui a présenté son travail dans toute l’Australie ainsi qu’en Irlande, au Royaume Uni, à Hong Kong et en Allemagne.
Dominique Hollier, traductrice – comédienne
Dominique Hollier est née au Québec et a passé son enfance à Londres. Elle est d’abord comédienne, notamment avec la compagnie Laurent Terzieff pour qui elle traduira aussi sa première pièce en 1993. Elle s’attache à faire découvrir les nouvelles voix du théâtre anglophone, participant aux travaux du comité Anglais de la MAV qu’elle et coordonne de 2006 à 2012. Elle a traduit plus de 100 pièces, dont celles de Naomi Wallace, Ronald Harwood, Don DeLillo, David Greig, Zinnie Harris, David Hare, JP Shanley, Ariel Dorfman, Rajiv Joseph ou Simon Stephens. Tout en continuant sa carrière de comédienne elle incarne Simone Signoret dans Marilyn de Sue Glover au Citizen’s Theatre de Glasgow et au Lyceum d’Édimbourg et crée au Théâtre des Halles d’Avignon la pièce de Naomi Wallace La Carte du Temps. Elle a été nommée aux Molières en 1993, 2000, 2010 et 2011. Elle réalise également des surtitrages pour le spectacle vivant, vers le français et vers l’anglais. Elle vient de reprendre avec Séverine Magois la coordination du comité anglophone de la MAV. Elle a reçu le prix SACD de la traduction en 2021.
Tommy Milliot, metteur en scène
Né en 1984, Tommy Milliot grandi dans les Hauts-de-France. C’est en option théâtre au lycée qu’il a découvert le potentiel émancipateur des arts dramatiques. Formé en dramaturgie, mise en scène et scénographie, il participe à l’aventure singulière de l’Académie du Centre dramatique national de Lorient. En 2014, il fonde la compagnie Man Haast avec le désir d’explorer les dramaturgies contemporaines. Cette année là, le festival international des arts et des écritures contemporaines, Actoral, lui commande une production du texte de l’auteur Frédéric Vossier Lotissement. En 2016, le spectacle remporte le prix du jury du festival Impatience avant d’être présenté au 70e Festival d’Avignon. À ce moment, il devient également artiste associé du Centquatre Paris. En 2017, il revient au festival Actoral avec la création de Winterreise une pièce du jeune auteur norvégien Fredrik Brattberg. En 2019, il présente La Brèche pièce inédite de l’autrice américaine Naomi Wallace, lors de la 73ème édition du Festival d’Avignon. En même temps, il est invité à la Comédie Française par Éric Ruf pour diriger Sylvia Berger, Clotilde de Bayser et Nâzim Boudjenah dans Massacre de Lluïsa Cunillé, figure majeure du théâtre catalan, jamais jouée en France. En 2021, il s’éloigne des écritures contemporaines pour mettre en scène Médée de Sénèque dans une traduction de Florence Dupont, ouvrant ainsi la saison de La Criée Théâtre National de Marseille, puis présentée notamment à la Grande Halle de La Villette à Paris et au Célestins Théâtre de Lyon. Souhaitant rendre le théâtre contemporain accessible à tous, il met en scène en 2023 L’Arbre à Sang d’Angus Cerini, auteur australien majeur jamais présenté en France, dans une forme itinérante proche du théâtre de tréteaux, pouvant être présentée dans des salles de fêtes et autres lieux de partage. En juillet 2023, Tommy Milliot est nommé par le Ministère de la Culture directeur du Centre dramatique national Besançon Franche Comté, prenant ses fonctions le 1er janvier 2024. Au même moment, il crée Qui a besoin du ciel, deuxième volet d’une trilogie en dialogue avec l’autrice Naomi Wallace, à La Comédie de Béthune puis au Centquatre à Paris. En parallèle de son travail pour le CDN de Besançon, il est invité par Éric Ruf pour une seconde collaboration avec la troupe de la Comédie Française en 2024- 2025, pour répéter et créer L’intruses et les aveugles, dyptique de textes de Maurice Maeterlinck, prix Nobel de Littérature. Sensible et investi dans la transmission, il mène régulièrement des stages dans des écoles supérieures d’art dramatique (ERACM à Marseille, ESAD à Paris, ESTU à Limoges) et auprès de comédien.ne.s professionnel.le.s (Chantiers Nomades), et intervient régulièrement en milieu scolaire. La transmission, l’insertion et la pratique artistique sont également des axes majeurs de son projet pour le Nouveau Théâtre Besançon Centre dramatique national.
Aude Rouanet, comédienne
Aude Rouanet se forme auprès de Chloé Dabert et suit en parallèle une licence d’art du spectacle à la Sorbonne Nouvelle. En 2014, elle rentre à l’ENSATT où elle travaille avec Dominique Pitoiset, Aurélien Bory et Catherine Heargraves. À sa sortie, elle intègre l’Académie de la Comédie-Française et joue dans la plupart des spectacles de la saison, notamment Les Fourberies de Scapin mis en scène par Denis Podalydès spectacle avec lequel elle part en tournée à l’automne 2018. Elle rencontre Tommy Milliot en 2019 pour la création de La Brèche au 73e Festival d’Avignon. Depuis 2021, elle travaille avec le collectif OSPAS et dirige la compagnie La Grande Veille. Elle est également musicienne et chanteuse.
Lena Garrel, comédienne
Lena Garrel vient de terminer sa formation au conservatoire Jacques Ibert du 19e arrondissement dans les cours d’Émilie-Anna Maillet. Elle a joué dans La Brèche mise en scène par Tommy Milliot au Centquatre sur la saison 2019-2020, dans In Nomine mis en scène par Agathe Freydefont, Juliet Darmont et Titiane Barthel en 2018 au sein de la compagnie La Grande Décision, dans Voyager mise en scène par Titiane Barthel en 2019 et dans La Théorie mise en scène par Valentine Caille en 2021. Au cinéma, elle a joué dans Les Amandiers de Valéria Bruni Tedeschi et dans la série Chair Tendre diffusée en 2022. Elle est stagiaire pour la compagnie Ex Voto à la lune sur la saison 2020-2021 et mène aujourd’hui pour la compagnie des ateliers qui lient théâtre et féminisme. Elle joue en 2022 dans le film Le Grand Chariot de Philippe Garrel.
Matthieu Heydon, assistant à la mise en scène
Débutant sa formation théâtrale avec Chloé Dabert, Sébastien Éveno et Émilie Incerti Formentini au CDN de Lorient, Matthieu Heydon conduit son cursus avec une Licence et un Master Recherche en études théâtrales à Rennes, lui permettant notamment de travailler avec Cédric Gourmelon et Pierre Guillois en 2017, il suit un Master Mise en scène et dramaturgie durant lequel il travaille avec Pascale Gateau, Marie Christine Soma ou encore David Lescot. En 2018, il débute l’assistanat à la mise en scène auprès d’Éric Vigner sur Le Partage de Midi (Théâtre National de Strasbourg), puis avec Tommy Milliot pour les créations de La Brèche (Festival d’Avignon), Massacre (Comédie Française), Médée (La Criée TNM), Qui a besoin du ciel et L’Arbre à sang (NTB).
Nicolas Marie, scénographe et créateur lumière
Diplômé d’arts plastiques à l’université de Rennes, puis de l’École du Theâtre national de Strasbourg, Nicolas Marie exerce d’abord comme régisseur général et assistant scénographe (Hubert Colas, Alain Françon). Depuis 2013, il se consacre à son activité de créateur lumière et de scénographe et travaille, en France comme à l’étranger, auprès de nombreux artistes, dont Tommy Milliot, Chloé Dabert, Pierre Maillet, Madeleine Fournier, Camille Chamoux, Vincent Dedienne, Matthieu Cruciani, Biriken, Bérengère Bodin, Myrtille Bordier, Marc Lainé, Tamara Al Saadi, Émilie Capliez, Arnaud Meunier, Hubert Colas, Frédéric Bélier-Garcia, Rémy Barché, Noëmie Ksicova, Christophe Perton, Marco Gandini, Lee So Young, Dita Von Teese… Depuis 2014, il assure également les éclairages de différents événements à travers le monde pour la Maison Hermès.
Vanessa Court, ingénieure du son et créatrice sonore
Vanessa Court s’est formée à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT). Elle réalise des environnements sonores pour la danse, le théâtre et sonorise des ensembles de musique classique et contemporaine. Elle a collaboré avec Susan Buirge, Michèle Noiret, Sidi Larbi Cherkaoui et Vincent Dupont. Elle travaille avec Christian Rizzo, Alban Richard, Anne-Teresa de Keersmaeker, Massimo Fusco, l’ensemble Ictus, Jonathan Capdevielle, Tommy Milliot pour qui elle réalise les créations sonores.
6 personnes en tournée
- 3 interprètes,
- 1 metteur en scène ou 1 assistant,
- 1 régisseur général/lumière,
- 1 chargé·e de production
Dimensions
Hauteur sous perche 5m minimum / profondeur 5m minimum / ouverture 8m minimum
Montage à J-1 (4 services de montage)
Transport décor en semi (50m3)
→ Version itinérante
Un spectacle créé pour l’itinérance dans une version adaptable pour lieux non dédiés, intérieurs ou extérieurs : tri frontal, dispositif incluant le public.
Chaises ou bancs à fournir par l’organisateur.
C’est une pièce qui nécessite une grande proximité et intimité entre le public et les comédiennes, c’est pourquoi la jauge sera limitée et déterminée en dialogue avec vous.
→ Version scène-salle
La jauge sera revue en fonction du rapport scène-salle, le spectacle nécessitant, même dans cette version scène-salle, une grande proximité entre le public et les comédiennes.
Transmission
Pour tisser des liens avec les publics, des actions de médiation sont proposées en marge des représentations. Elles peuvent prendre diverses formes débat ou ateliers de pratique artistique écriture sur le thème de la colère, jeu ou traduction.
Charles Mesnier
Directeur adjoint
charles.mesnier@ntbesancon.fr
+33 (0)6 63 79 34 58
Justine Noirot
Administratrice de production et de diffusion
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