Eden
Naomi Wallace
Tommy Milliot
Production NTB
Résidence NTB
Décor atelier NTB
- Durée
- 1h40
- Public
- dès 14 ans
Amitiés - Jeunesses - Déchirant
Kentucky, 1974. Éprise de liberté, une bande de jeunes amis rêve d’amour, d’un avenir meilleur et goûte à ce que l’on nomme le rêve américain. Pour cela, les adolescents s’inventent des vies en s’introduisant dans les maisons de leurs riches voisins. La réalité crue d’une condition marquée par la violence de classe et le racisme ordinaire viendra les percuter. Un apprentissage bouleversant mais libérateur. Dans ce magnifique portrait d’adolescences, Tommy Milliot poursuit sa collaboration avec Naomi Wallace. Aussi épurée qu’envoûtante, la mise en scène donne toute sa force à une langue tendre, parfois cruelle, où les aspirations d’une génération aux désirs dévorants réveillent drames intimes et fractures sociales, comme autant de démons qui hantent nos époques
Production NTB
Résidence NTB
Décor atelier NTB
- Durée
- 1h40
- Public
- dès 14 ans
Texte
Naomi Wallace
Traduit de l’anglais par
Dominique Hollier
Mise en scène
Tommy Milliot
Avec
Christian Franz
Lilea Le Borgne
Sarah Le Deunff
Colin Mercier
Matteo Renouf
Scénographie
Tommy Milliot et Nicolas Marie
Collaborateur artistique
Matthieu Heydon
Lumière
Nicolas Marie
Son
Vanessa Court
Costumes
Benjamin Moreau
Coiffures et maquillages
Cécile Krestchmar
Maquillage
Marion Bidaud
Coordinatrice d’Intimité
Rachel Zekri
Régie générale et plateau
Mickaël Marchadier
Régie son
Kevin Villena Garcia
Régie lumière
Elias Farkli
Production
Nouveau Théâtre Besançon CDN
Coproductions
Comédie – CDN de Reims, Théâtre National de Nice - CDN Nice Côte d’Azur, tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Le CENTQUATRE-PARIS, Théâtre de l’Union – CDN du Limousin
CRÉATION
Du 8 au 15 octobre 2026 - Nouveau Théâtre Besançon Centre dramatique national
Disponible en tournée 2026-2027-2028
TOURNÉE
Du 13 au 24 janvier 2027
Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis
Le 28 janvier 2027
Le Théâtre, Scène nationale de Mâcon
Du 2 au 5 février 2027
Théâtre national Bordeaux Aquitaine – CDN
Du 11 au 13 mai 2027
Comédie – CDN de Reims
Du 20 au 21 mai 2027
Théâtre National de Nice – CDN Nice Côte-d’Azur
Note d’intention
Tommy Milliot Metteur en scène
Avril 2026
Je parcours les routes du Kentucky. Les paysages défilent : prairies et plaines vallonnées traversées de rivières. Je m’arrête dans une vieille ferme oubliée, à quelques kilomètres de Louisville. L’endroit est calme, silencieux, d’une beauté éternelle et chargé de mémoire. Soudain, j’ai l’impression de voir les silhouettes des personnages de Naomi Wallace dans l’ombre des granges. Plus loin sur la route, une petite ville apparaît. Plus rien n’est idyllique, les maisons sont délabrées, en ruine. Les corps fantomatiques sont abîmés par le travail. La population la plus pauvre des États-Unis est ici abandonnée et engloutie par les drogues.
Eden se passe dans ce Kentucky là en 1974. Une bande de jeunes amis en quête de sens, rêve d’amour, d’une vie meilleure et goûte à ce que l’on nomme le rêve américain. Pour cela, le groupe s’invente des vies en s’introduisant dans les maisons bourgeoises d’un quartier résidentiel. Encore insouciants, remplis d’espoir. La réalité crue de leur condition viendra les percuter. Un apprentissage difficile mais peut-être libérateur. Naomi Wallace achève sa trilogie du Kentucky avec une œuvre à la fois intime, politique et poétique, où résonnent les fantômes de son adolescence. Une pièce où la mémoire s’entrelace avec l’imaginaire, où chaque mot vient comme un écho au passé à la fois tendre et douloureux, révélant les fractures et les désirs dévorants qui hantent les personnages de ce Kentucky.
Ce printemps, le travail d’écriture se poursuit, et la création s’ancre dans un présent absolu entre le texte et la scène. Une étape inédite pour cette collaboration engagée depuis la création de La Brèche au 73e Festival d’Avignon, rendue possible par la venue de Naomi Wallace au Nouveau Théâtre Besançon afin d’y finaliser l’écriture en lien avec les interprètes.
Avec cette même dynamique de fabrication, l’espace de la représentation s’invente progressivement. Dans la continuité de la trilogie, le décor, minimaliste, suggérera plutôt qu’il ne montrera. En apparence vide comme fondue dans un même paysage, la scène sera remplie par la présence adolescente, liquide, flottante. Presque rêvée.
Let the right one in
Naomi Wallace Autrice
J’ai grandi dans le Kentucky. Contrairement à la plupart des habitants du Kentucky, j’ai grandi avec des privilèges. Mon père, Henry, était journaliste et, comme il aimait à le dire lui-même, « gentleman-farmer ». J’ai été élevée dans une petite ferme d’élevage de bétail qui, bien que rarement rentable, restait à flot grâce à l’héritage conséquent qu’avait reçu mon père. Même si ma mère, Sonia, était issue de la classe ouvrière néerlandaise et m’a inculqué la conscience de classe, j’ai grandi dans un paysage bucolique idyllique.
Mais tout près, de l’autre côté de la colline, vivaient deux communautés différentes. Les uns de la classe ouvrière blanche, les autres de la classe ouvrière noire. C’étaient mes voisins. Je dormais chez eux. Je courais avec leurs enfants. J’embrassais leurs fils. Je tombais amoureuse de leurs filles. Mais ce que j’ai fait de plus profitable a été de me taire en présence des adultes de ces familles. Et j’écoutais. J’écoutais leurs conversations à table, leurs échanges de politesses, leurs espoirs, la vulnérabilité de leurs peurs, qu’ils montraient devant moi parce que tant que j’étais une enfant, j’étais encore inoffensive. Je n’avais pas encore toute la mesure de mes privilèges de classe et de couleur de peau.
Et c’est là que j’ai appris le plus intimement la magie et la séduction du rêve américain. Dans l’une de ces communautés de l’autre côté de la colline, j’ai trouvé un petit copain conducteur de pick-up du nom de Jay. Le père de Jay avait combattu en Corée et avait été empoisonné par les conserves que le gouvernement américain distribuait à ses troupes en guise de ration alimentaire. Le poison lui avait rongé les poumons. On lui a retiré un poumon, puis la moitié de l’autre. Mais cet homme, M. Aldridge, continuait à travailler. Je me souviens, quelques années plus tard – j’avais perdu contact avec Jay comme avec sa famille —, m’être arrêtée dans un restaurant du coin. Et là, j’ai vu M. Aldridge assis dans un coin avec un café dans un gobelet en carton et une cigarette. On m’a appris à être une jeune femme bien élevée, donc je me suis assise un moment avec lui pour lui dire bonjour. Il était déjà en train de mourir, même s’il faisait de son mieux pour l’ignorer. Mais il m’a posé une question que je n’ai jamais oubliée. Il a dit : « Comment se fait-il que j’aie travaillé dur toute ma vie et que je n’aie toujours rien ? » Je n’avais pas de réponse. Mon père à moi avait deux poumons. Et nous n’avions pas « rien ». Nous avions beaucoup de choses.
Je me rappelle aisément ce moment, mais toujours pas sans un certain malaise. M. Aldridge devait avoir la quarantaine quand il a commencé à aller vers sa mort. Il était bel homme. Des années plus tard, il est mort de suffocation, avec ce qu’il lui restait de poumon. Jay a trouvé son père et a essayé de le ressusciter en lui faisant le bouche-à-bouche — pendant trois heures, alors qu’il était mort depuis longtemps.
Jay ne s’est jamais remis de la mort de son père, laquelle était une suffocation à la fois économique et physique. Je n’ai pas vu Jay depuis des dizaines d’années. On m’a dit qu’il parle à des êtres invisibles et vit dans la rue.
M. Aldridge a travaillé pour sa famille toute sa vie. Il est mort sans un sou en laissant une famille brisée à cause de ça. À ce jour, notre gouvernement continue à nier sa culpabilité dans l’empoisonnement de ses propres soldats. Bien sûr, quand M. Aldridge m’a posé cette question au restaurant, je n’étais encore qu’une adolescente. Ce qui m’intéressait, c’était le Bacardi et les garçons, pêcher dans Harrods Creek et les fêtes en plein air où on dansait sur le capot de camions déglingués. Bien que conservant en moi une sensation inconfortable, je n’ai pensé ni longtemps ni sérieusement à la question de M. Aldridge. Pas avant bien des années.
Nous sommes responsables de l’éducation de notre imaginaire, de son objectif et de sa direction. Nous devons nous demander : au service de qui et de quoi est mon imaginaire ? Où vais-je pousser mon esprit à s’aventurer et à vagabonder, et dans quel but ? Comme le dit Edward Bond dans ses Poèmes et chansons pour le théâtre :
« Comment la société est-elle organisée ?
Pour le bonheur des gens ?
Ou afin que l’on puisse tirer du profit en autant de points que possible ? »
Ce que m’ont appris mes expériences d’enfance comme le fait de connaître M. Aldridge, c’est qu’un système économique qui nourrit quelques riches et puissants et détruit et dévore le reste a quelque chose de foncièrement et moralement mauvais.
Ce n’est pas par manque d’effort, de volonté ou de force morale que tant de personnes ont été brisées, appauvries et effrayées, mais par la faute d’un système social raciste et classiste conçu pour qu’une majorité se débatte pendant qu’une minorité vit dans le luxe.
Extrait de « Let the right one in » de Naomi Wallace, traduit par Dominique Hollier, janvier 2013
Scène 1
CLAYTON - Si ton père perd son boulot, tu seras bonne pour récurer les casseroles !
SONORA - Mon père travaille à la chaîne chez Ford, il est syndiqué. Il le perdra pas.
CLAYTON - Mon père dit que les boulots tombent comme des mouches dans tout le pays. Mais chez les militaires ça va fort. Ils m’accueilleront à bras ouverts.
SONORA - Ma famille, on n’est pas Les Pauvres Moches comme vous. On est les P. T. P. Pas Tout-à-fait Pauvres.
CLAYTON - Mon père aura une augmentation le mois prochain.
SONORA - Ton père colmate les fenêtres qui prennent l’eau, répare les tuyaux qui pètent. C’est pas la sécurité ça. C’est la maintenance.
CLAYTON - Va te faire foutre, Blanche-Neige.
Scène 4
DOMINO – Quand je prends quelque chose qui est pas à moi, je prends un morceau de la personne et je me l’ajoute. Voler ça me rend plus grande. Sonora dit que j’ai pas de « principe moral ». Mais moi je pense que voler c’est mon principe moral. Bien que « je suis d’un piètre tempérament » selon certaines personnes.
RUFUS – Mais t’es quand même blanche.
DOMINO – Ouais. Je l’ai toujours été.
RUFUS – T’es marrante. Mais les petits blancs pauvres comme toi et Clayton sont plus libres que moi parce que moi je dois me balader en faisant semblant d’être ignorant ou révérencieux et obséquieux ou contrit. Des grands mots. Des mots que je suis obligé de ravaler et d’étouffer.
DOMINO – Ben moi je suis pauvre et sale. Je me lave dans le lavabo des toilettes de la laverie mais c’est dur de me nettoyer tout entière dans un tout petit lavabo. Ça fait quoi de ne plus être pauvre ?
La Brèche (création Festival d’Avignon 2019)
Tout ici, sonde l’intensité des rapports amoureux et d’amitié de ce quatuor que séparera pour toujours leur origine sociale avec un art consommé et extrêmement délicat des outils du théâtre. Une présence charnelle indiscutable, un travail sur la scénographie – un espace blanc qui délimite l’aire de jeu et son hors-champ figuré par un muret – sublimé par le travail des lumières et des ombres et une présence sonore intermittente mais splendide qui résonne avec l’intensité de battements de cœur à l’âge où il est tendre jusqu’à son insoutenable pesanteur quand, plus tard, bien plus tard, le remords ou la colère les rendent assourdissants. Du travail d’orfèvre.
Les Inrocks - Fabienne Arvers
(…) Au cœur de La Brèche (…) la construction originale de la pièce juxtapose et fait s’alterner deux époques. Ces allers-retours temporels entre les années 70 et 90 obligent sept comédiens à interpréter les quatre personnages. L’habile procédé permet d’axer l’intrigue autant sur le fait malheureux que sur ses répercussions dans un avenir proche (…) Les révélations s’accumulent, la vérité éclate, difficile à assumer (…)
sceneweb - Christophe Candoni
Le talent du metteur en scène Tommy Milliot (…) trouve une fois encore l’occasion de s’exprimer avec cette puissante tragédie sociale signée par la dramaturge contemporaine américaine Naomi Wallace (…) une mise en scène – et une scénographie – qui poussent l’exigence de jeu dans ses retranchements. Les effets de la bande son (Adrien Kanter), très économe, n’appuie rien si ce n’est aux moments choisis. Et sur le plateau dénudé les jeux de lumière orchestrés par Sarah Marcotte tissent impeccablement l’unité dramaturgique de cette tragédie contemporaine.
La Terrasse - Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens
Qui a besoin du ciel (création 2024)
Qui a besoin du ciel est une pièce aux dialogues noirs et comiques à la fois, outranciers et mystérieux, que fait rayonner Tommy Milliot jusqu’à la joie, dans un espace somptueusement éclairé où rôdent les ombres [...] Une mise en lumière exceptionnelle de cette tragi-comédie politique, intimiste et chorale.
TÉLÉRAMA – Fabienne Pascaud
Qui a besoin du ciel, puissante pièce de l’américaine Naomi Wallace, fait vivre la classe ouvrière dans les années 80. Une pièce mise en scène avec force par Tommy Milliot. Les neuf personnages [...] nous offriront une leçon de fraternité, d’espoir et de poésie, bouleversante [...] Milliot, qui connaît bien le théâtre de Wallace, réussit à diriger ses acteurs dans un jeu d’une grande subtilité, entre ironie et grotesque.
TRANSFUGE – Oriane Jeancourt Galignani
Neuf interprètes formidables défendent un texte âpre et déchirant, drôle atrocement dans une mise en scène audacieuse et passionnante
LA TRIBUNE DIMANCHE – Armelle Heliot
Critique sociale acérée, transcendée par l’espoir, cette poignante tragédie contemporaine est soulevée par un humour dévastateur [...] Des comédiens épatants, des scènes vertigineuses, d’une poésie si crue qu’elles prêtent paradoxalement à rire dans ces moments de réalisme sans fard où tout pourrait basculer.
LA TERRASSE – Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens
Naomi Wallace Autrice
Ses pièces, parmi lesquelles Au cœur de l’Amérique, Slaughter City, Une puce épargnez-la, Au pont de Pope Lick, Les Heures sèches, La Carte du temps, Et moi et le silence, The Hard Weather Boating Party, The Liquid Plain, sont régulièrement montées au Royaume-Uni, en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient. En 2009, Une puce épargnez-la entre au répertoire de la Comédie-Française, faisant de Naomi Wallace le deuxième dramaturge américain à y figurer. En 2019, La Brèche, écrite en réponse à une commande de l’Actors Theatre de Louisville (Kentucky), fait l’objet d’une création mondiale au 73e Festival d’Avignon. En 2014-2015, le Signature Theatre (New York) produit un cycle Naomi Wallace, créant trois de ses pièces dans la saison, y compris la première mondiale de La Nuit est une chambre. En 2018-2019, elle répond à des commandes du Public Theater de New York et du Birmingham Repertory Theatre, Royaume-Uni. Elle a écrit pour le cinéma Lawn Dogs, The War Boys, Flying Blind (avec Bruce McLeod). Son adaptation théâtrale du roman de William Wharton Birdy a été créée à Londres dans le West End. Naomi Wallace a reçu de nombreuses récompenses : le prix Susan Smith Blackburn Prize (deux fois), le prix Joseph Kesselring, le Fellowship of Southern Writers Drama Award, un Obie Award, le Horton Foote Award de la meilleure nouvelle pièce américaine en 2012. Elle a également reçu le MacArthur Fellowship ainsi qu’une bourse du National Endowment for the Arts development. En 2013, elle a reçu le tout premier prix Windham Campbell pour le théâtre, et en 2015 un Arts and Letters Award de littérature.
Tommy Milliot Metteur en scène et scénographe
Directeur du Nouveau Théâtre Besançon, Centre dramatique national, Tommy Milliot a récemment mis en scène L’Intruse et Les Aveugles de Maeterlinck à la Comédie-Française, où il avait déjà collaboré avec la troupe en 2020 pour la création de Massacre de l’autrice catalane Lluïsa Cunillé, encore jamais jouée en France. Reconnu pour sa mise à l’honneur des écritures d’aujourd’hui, qu’il souhaite rendre accessibles à toutes et tous, il met en scène en 2023 L’Arbre à sang d’Angus Cerini, auteur australien majeur également encore inédit dans l’Hexagone, au sein d’une forme itinérante proche du théâtre de tréteaux pouvant être présentée dans des salles de fêtes et autres lieux de partage. Un spectacle dont il crée aussi une version pour les lieux dédiés en 2026. Il monte en 2021, à l’invitation de La Criée – Théâtre national de Marseille, Médée de Sénèque dans une traduction de Florence Dupont. Comptent parmi son répertoire l’autrice américaine Naomi Wallace, dont il crée en 2024 Qui a besoin du ciel, deuxième volet d’une trilogie débutée lors du 73e Festival d’Avignon avec La Brèche. Il crée aussi en 2017 Winterreise de l’auteur norvégien Fredrik Brattberg à Actoral, festival international des arts et des écritures contemporaines, où il avait présenté Lotissement de Frédéric Vossier – spectacle qui remporte le prix du jury du Festival Impatience 2016 avant d’être présenté au 70e Festival d’Avignon. Il est alors artiste associé du Centquatre-Paris entre 2016 et 2025. Formé en dramaturgie, mise en scène et scénographie, il participe à l’aventure singulière de l’Académie du Centre dramatique national de Lorient et fonde en 2014 la compagnie Man Haast. Depuis 2026, il est coprésident de l’Association des Centres dramatiques nationaux, aux côtés de Pauline Bayle, Directrice du Théâtre Public de Montreuil CDN.
Dominique Hollier Traductrice
Dominique Hollier est née au Québec et a passé son enfance à Londres. Elle est d’abord comédienne, notamment avec la compagnie Laurent Terzieff pour qui elle traduira aussi sa première pièce en 1993. Elle s’attache à faire découvrir les nouvelles voix du théâtre anglophone, participant aux travaux du comité Anglais de la MAV qu’elle coordonne de 2006 à 2012. Elle a traduit plus de 100 pièces, dont celles de Naomi Wallace, Ronald Harwood, Don DeLillo, David Greig, Zinnie Harris, David Hare, JP Shanley, Ariel Dorfman, Rajiv Joseph ou Simon Stephens. Tout en continuant sa carrière de comédienne, elle incarne Simone Signoret dans Marilyn de Sue Glover au Citizen’s Theatre de Glasgow et au Lyceum d’Édimbourg et crée au Théâtre des Halles d’Avignon la pièce de Naomi Wallace La Carte du Temps. Elle a été nommée aux Molières en 1993, 2000, 2010 et 2011. Elle réalise également des surtitrages pour le spectacle vivant, vers le français et vers l’anglais. Elle vient de reprendre avec Séverine Magois la coordination du comité anglophone de la MAV. Elle a reçu le prix SACD de la traduction en 2021.
Matthieu Heydon Collaborateur artistique
Débutant sa formation théâtrale avec Chloé Dabert, Sébastien Éveno, Guillaume Vincent et Émilie Incerti Formentini au CDDB – Théâtre de Lorient, Matthieu Heydon poursuit son cursus avec une Licence et un Master Recherche en études théâtrales à Rennes, lui permettant notamment de travailler avec Cédric Gourmelon et Pierre Guillois, et de créer quatre créations théâtrales. Concluant ses années bretonnes par un mémoire sur les représentations des homosexualités masculines dans le théâtre contemporain, il voyage à Paris en 2017 pour suivre un Master Mise en scène et dramaturgie — dirigé par Sabine Quiriconi et Christophe Triau — durant lequel il travaille avec Pascale Gateau, Marie-Christine Soma, David Lescot ou encore Christian Biet. En 2018, il débute l’assistanat à la mise en scène avec Partage de Midi auprès d’Éric Vigner (TNS). Il travaille ensuite avec Chloé Dabert sur Girls and Boys en 2020 et Dear Prudence en 2021 à la Comédie de Reims, ainsi qu’avec Muriel Mayette-Holtz sur Phèdre, en 2026, au Théâtre National de Nice. Depuis 2019, il collabore avec Tommy Milliot sur l’ensemble de ses créations.
Nicolas Marie Lumière et scénographie
Diplômé d’arts plastiques à l’université de Rennes, puis de l’École du Théâtre national de Strasbourg, Nicolas Marie exerce d’abord comme régisseur général et assistant scénographe (Hubert Colas, Alain Françon). Depuis 2013, il se consacre à son activité de créateur lumière et de scénographe et travaille, en France comme à l’étranger, auprès de nombreux artistes, dont Tommy Milliot, Chloé Dabert, Pierre Maillet, Madeleine Fournier, Camille Chamoux, Vincent Dedienne, Matthieu Cruciani, Biriken, Bérengère Bodin, Myrtille Bordier, Marc Lainé, Tamara Al Saadi, Émilie Capliez, Arnaud Meunier, Hubert Colas, Frédéric Bélier-Garcia, Rémy Barché, Noëmie Ksicova, Christophe Perton, Marco Gandini, Lee So Young, Dita Von Teese… Depuis 2014, il assure également les éclairages de différents événements à travers le monde pour la Maison Hermès.
Vanessa Court Son
Vanessa Court s’est formée à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT). Elle réalise des environnements sonores pour la danse, le théâtre et sonorise des ensembles de musique classique et contemporaine. Elle a collaboré avec Susan Buirge, Michèle Noiret, Sidi Larbi Cherkaoui et Vincent Dupont. Elle travaille avec Christian Rizzo, Alban Richard, Anne-Teresa de Keersmaeker, Massimo Fusco, l’ensemble Ictus, Jonathan Capdevielle, Tommy Milliot pour qui elle réalise les créations sonores.
Benjamin Moreau Costumes
Il mène diverses collaborations avec des metteurs·ses en scène de la scène française et européenne – théâtre, marionnette, opéra et cinéma. Il recourt souvent au dessin et puise son inspiration – couleurs, lignes et univers graphique – dans la photographie contemporaine, la peinture, la mode et dans les images d’archives. Ses créations costumes empruntent au réel, dans les enseignes contemporaines, les friperies plus ou moins spécialisées. Elles sont aussi le fruit de réalisations en atelier. Diplômé de l’école du TNS section scénographie-costume et d’un DMA costumier-réalisateur, il poursuit une démarche soucieuse d’engager tant une collaboration avec un·e metteur·se en scène et son équipe artistique qu’une collaboration avec un atelier costume et son équipe de réalisateurs·rices.
Cécile Kretschmar Coiffures et maquillages
Après un CAP de coiffures et un apprentissage dans une école de maquillage, Cécile Kretschmar crée maquillages, perruques, masques et prothèses pour de nombreux spectacles de théâtre et d’opéra, auprès de nombreux·ses metteurs·ses en scène. Dernièrement, elle conçoit et réalise les maquillages et coiffures du spectacle Le Serment d’Europe, écrit et mis en scène par Wajdi Mouawad au Grand Théâtre d’Epidaure, La séparation dans une mise en scène d’Alain Françon, ainsi que Marie Stuart dans une mise en scène de Chloé Dabert à la Comédie de Reims. En 2026, elle participe à la création de Willy Protagoras enfermé dans les toilettes, mise en scène par Wajdi Mouawad au Théâtre de la Colline et de Presque égal, presque frère dans une mise scène de Christophe Rauck au Théâtre des Amandiers à Nanterre. Elle conçoit et fabrique des masques pour Le Songe d’une nuit d’été mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo au Théâtre d’Angers, ainsi que pour l’opéra Curlew River dans une mise scène de Silvia Costa à l’Opéra de Nancy. Elle réalise aussi des masques et maquillages pour L’Ordre du Jour, adapté du livre de Éric Vuillard, mis en scène par Jean Bellorini au Théâtre du Vieux-Colombier Au cinéma, elle crée et fabrique notamment les masques d’Au revoir là-haut d’Albert Dupontel, ceux du court métrage Son altesse protocole d’Aurélie Reinhorn, et participe à la conception des maquillages et coiffures de La Grande Magie, film de la réalisatrice Noémie Lvovsky
Christian Franz Interprète
Après s’être formé au masque balinais à l’ARIA Corse auprès de Serge Nicolaï lors des Rencontres Internationales des Ecoles d’Art, Christian intègre l’École de la Comédie de Saint-Étienne. Il y rencontre Claire Aveline, Mounir Margoum, Olivier Martin Salvan, Radouan Leflahi, Évelyne Didi, Dorothée Munyaneza, Bruno Meyssat, Françoise Dô ou la compagnie Nova. A la fin de ses trois années de formation, il joue dans BUNKER écrit par Baptiste Amann et mis en scène par Adama Diop, son parrain de promotion. Dès sa sortie d’école, Christian joue sous la direction de Colin Rey et Marilyn Mattei puis travaille avec Jean-Philippe Naas, Benoît Peillon ou Tünde Deak. En 2026 il joue Clitandre dans les Femmes Savantes de Benoît Lambert créé à la Comédie de Saint-Étienne avant de rejoindre la nouvelle création de Tommy Milliot, Eden, de Naomi Wallace.
Lilea Le Borgne Interprète
Lilea intègre l’École Supérieure de Comédien·ne·s par l’Alternance en 2023. Iel travaille en parallèle avec Mélanie Péclat au Théâtre Ouvert et sur les ondes de Radio France. Au cinéma et à la télévision, iel apparaît notamment dans Le Consentement de Vanessa Filho et la série américaine The Serpent Queen. En 2025, iel joue sous la direction de Christophe Rauck au Théâtre Nanterre-Amandiers dans Anatomie d’un suicide. En 2026, iel assiste Mathilde Hennegrave à la mise en scène de son projet Paradis Perdus, ainsi qu’Olivier Martin Salvan et Thomas Blanchard à la mise en scène de leur prochain spectacle Les Gaulois.
Sarah Le Deunff Interprète
Sarah Le Deunff fait ses débuts dans le théâtre de performance en s’inscrivant dans la pédagogie de Jerzy Grotowski. Ainsi, auprès du pédagogue Fabrice Nicot, elle est amenée à mêler des figures mythiques telles que Phèdre ou Médée au rituel vaudou haïtien. Inscrivant ainsi le théâtre comme un art rituel. Un projet expérimental qui a pu aboutir en Pologne, à l’Institut Grotowski, avec la participation de la prêtresse vaudou Mambo Nini, venue d’Haïti. En parallèle, elle intègre la troupe du metteur en scène Alexandre Lucas Bécourt pour une collaboration ambitieuse et de longue durée, autour d’une série de sept pièces, dont quatre œuvres originales empreintes de poésie et de lyrisme.
Colin Mercier Interprète
Colin naît à Paris et découvre le jeu à l’âge de 6 ans, par des ateliers animés par une compagnie de son quartier. Pendant une dizaine d’années, il y explore le répertoire classique et joue pour ses parents et amis. Après des études de langues, il entame sa formation professionnelle. Il découvre des univers chorégraphiques (Pina Bausch, Christos Papadopoulos), qui nourrissent son approche du jeu et du corps en scène. En septembre 2025, il intègre la promotion 2028 du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, marrainée par Émilie Charriot et parrainée par Eddy d’Aranjo. Il y enrichit sa pratique par l’apprentissage du chant, de la danse et de l’art du jeu masqué. En 2026, il intègre la distribution d’Eden, un spectacle mis en scène par Tommy Milliot au Nouveau Théâtre de Besançon.
Matteo Renouf Interprète
Matteo Renouf se forme en art dramatique au CMA 12 de Paris. Parallèlement à cette formation, il est également diplômé d’une Licence en Humanités – Arts du spectacle de l’Université de Paris-Nanterre. Au théâtre, il joue sous la direction d’Anne-Laure Liégeois dans Peer Gynt (2021) ; de Tommy Milliot dans La Brèche (2022), Qui a besoin du ciel (2024) et Eden (2026) ; d’Elsa Agnès dans Au-delà de toute mesure (2026). En danse il travaille avec la chorégraphe Erika Zueneli dans Mosaïco (2021), Landfall (2022) et Le Margherite (2026). Il est également co-fondateur de la compagnie Tous Croient Toujours avec Louise de Bastier, au sein de laquelle il est collaborateur artistique mais aussi comédien dans Deux hommes (2022) et Une farce (2025).
10 personnes en tournée
- 5 interprètes
- 3 régisseurs techniques
- 1 metteur en scène ou 1 collaborateur
- 1 chargé·e de production
Dimensions
12 m x 11 m x 8 m (larg. x prof. x h.)
Montage à J-1 avec prémontage (4 services de montage)
Transport décor 50m3
Charles Mesnier
Directeur adjoint
charles.mesnier@ntbesancon.fr
+33 (0)6 63 79 34 58
Justine Noirot
Administratrice de production et de diffusion
justine.noirot@ntbesancon.fr
+33 (0)3 70 72 02 44